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archivio/biblioteca di spinoza/Opera, quae in hunc usque diem extant omnia

Opera, quae in hunc usque diem extant omnia

testo latino



Autore: Aristoteles

Titolo: Aristotelis Stagiritae... Opera, quae in hunc usque diem extant omnia, Latinitate partim antea, partim nunc primum a viris doctissimis donata, et Graecum ad exemplar diligenter recognita. Omnes in tres tomos digesta. Accesserunt in singulos libros argumenta, nunc primum ex optimis Graecorum commentariis in Latinam linguam conversa, et suis quaeque locis apposita. Item supra censuram Io. Ludovici Vivis Valentini de libris Aristotelicis, et Philippi Melanchthonis commentationem doctissimam...

Pubblicazione: Basilea, ex officina Ioan. Oporini, 1548

Descrizione: 3 voll.; (XX, 211; VI, 667; VI, 555, CXXXI pp.); fol.


Biblioteca di Spinoza: Libro posseduto da Spinoza registrato nell'inventario del 1677 con la seguente descrizione notarile "12 - Aristoteles 1548 Vol. 2.".
L’identificazione di questo testo sembra assolutamente assodata dalle convincenti argomentazioni di Frédéric Manzini, Spinoza lecteur d’Aristote, «Bulletin de Bibliographie Spinoziste» XXIII, Revue critique des études spinozistes pour l’année 2000, pp. 1-4. L’art. è disponibile anche qui: http://www.cairn.info/revue-archives-de-philosophie-2001-4-page-1.htm. Lo riproduciamo quasi integralmente: Parmi les ouvrages composant la bibliothèque de Spinoza, dont la recension fut faite à la mort du philosophe par le libraire J. Rieuwertsz et le notaire W. Van den Hove, quelques-uns méritent une attention particulière, et c’est le cas de ceux de ses devanciers philosophes. Or, concernant Aristote, l’identification de l’édition possédée et donc utilisée par Spinoza demeure relativement incertaine. Nous savons seulement, grâce à A. J. Servaas van Rooijen, que Rieuwertsz écrivit dans le catalogue qu’il dressa, au numéro 12 de la liste des in-folio qui constitue l’unique mention d’Aristote : « Aristoteles 1548. Vol. 2. » [A. J. Servaas van Rooijen : Inventaire des livres formant la bibliothèque de Bénédict Spinoza, publié d’après un document inédit, La Haye (éd. W. C. Tengeler) et Paris (éd. Paul Monnerat), 1889, p. 127]. Nous devons nous contenter de cette information sommaire : il s’agit soit d’un deuxième volume soit, plus vraisemblablement, de deux volumes d’une édition publiée in-folio en 1548. Mais Servaas van Rooijen ne s’arrête pas à cette formule d’inventaire et s’autorise à commenter comme suit : «Aristoteles, Ars Retorica, ed. P. Victorio Ven. 1548 in-fol. Pietro Vettori, littérateur italien, 1499-1585, publia de remarquables Commentaires sur la Rhétorique, la Poétique, la Politique et la Morale d’Aristote (Florence, 1548-84,4 vol. in-fol.) De la même année, 1548, et dans le même format, in-fol., je trouve encore : Petrus Victorius Commentarii in tres libros Aristotelis de arte dicendi ; positis ante singulas declarationes graecis verbis auctoris. Florentiae, in officina B. Juntae, 1548, et Aristoteles de arte poetica, gr. et lat., cum Fr. Robortelli explicationibus ; accessere ejusd. Robortelli in Horatii artem poet. paraphrasis, et explicationes de satyra, epigrammate, comoedia etc. Florentiae, Laurentius Tortentinus 1548.2 part. en un vol., in-folio ; tous les deux selon Brunet. Il dit du dernier livre : Édition peu commune, mais d’un prix médiocre » [Ibid., p. 127-128]. Ce faisant, lorsqu’il croit identifier la Rhétorique dans l’édition en question, Van Rooijen va trop vite en besogne. Jacob Freudenthal, le premier, mit en doute la justesse du commentaire de Van Rooijen et vit une autre possibilité quand il insista sur le fait que la formule, ne signalant que le seul nom d’Aristote sans préciser aucun titre, laissait plutôt penser à des œuvres complètes : ‘‘ compte tenu des mots donnés, il ne peut pas s’agir de la Rhétorique dans l’édition de Victorius, à laquelle Van Rooijen pense, car celle-ci ne peut pas être désignée simplement par le terme Aristote. Une édition complète de la traduction latine est parue en folio en 1548 à Bâle. Elle était reliée en deux volumes ’’ [J. Freudenthal, Die Lebensgeschichte Spinoza’s in Quellenschriften, Urkunden und Nichtamtlichen Nachrichten, Verlag von Veit & Comp., Leipzig 1899, p. 276]. D’après le recensement de Cranz [Ferdinand Edward Cranz, A Bibliography of Aristotle editions 1501-1600, 2nd ed. with addenda and revisions by Charles B. Schmitt, Baden-Baden, V. Koerner (Bibliotheca bibliographica aureliana, 38*), 1984, p. 49], cette édition est la seule qui soit à la fois de 1548, en deux volumes et in-folio ; elle constitue la réédition à l’identique d’une publication de l’année 1542, à Bâle également, et elle est composée de trois parties (trois ‘‘ tomes ’’) mais fut publiée en deux volumes in-folio. S’agit-il de l’édition de Spinoza ? Pour en être assuré, il faut encore une preuve irréfutable. Celle-ci nous est fournie par l’étude du chapitre 6 de la deuxième partie des Cogitata Metaphysica où nous rencontrons un fait, anecdotique en lui-même, mais qui prouve de manière à peu près certaine que Freudenthal a vu juste. Au début du chapitre CM, II, 6, qui concerne la vie de Dieu, Spinoza se demande s’il faut dire de Dieu qu’il a la vie ou qu’il est la vie, et il écrit : « [...] sententiam Peripateticorum examinabimus. Hi per vitam intelligunt mansionem altricis animae cum calore, vide Arist. lib. 1. de Respirat. cap. 8. Et quia tres finxerunt animas, vegetativam scilicet, sensitivam, & intellectivam, quas tantum plantis, brutis, & hominibus tribuunt ; sequitur, ut ipsimet fatentur, reliqua vitae expertia esse. At interim dicere non audebant, mentes, & Deum vitâ carere. Verebantur fortasse, ne in ejus contrarium inciderent, nempe si vitâ careant, mortem eos obiisse. Quare Aristoteles Metaph. lib. 11. cap. 7. adhuc aliam definitionem vitae tradit, mentibus tantum peculiarem ; nempe Intellectus operatio vita est ; & hoc sensu Deo, qui scilicet intelligit, & actus purus est, vitam tribuit. Verum in his refutandis non multum defatigabimur ; nam quod ad illas tres animas, quas plantis, brutis, & hominibus tribuunt, attinet, jam satis demonstravimus, illas non esse nisi figmenta ; nempe quia ostendimus in materia nihil praeter mechanicas texturas, & operationes dari. Quod autem ad vitam Dei attinet, nescio cur magis actio intellectus apud ipsum vocetur, quam actio voluntatis, et similium » (p. 118-119 de l’édition originale de 1663 = éd. Gebhardt t. I, p. 259-260, l. 15-2). Fait rarissime et décisif, Spinoza reconnaît dans cet extrait une lecture directe d’Aristote en mentionnant deux références précises. Mais un problème se pose d’emblée concernant l’exactitude du renvoi à la Métaphysique : il est, au premier abord, inexact puisqu’il n’est aucunement question de la vie au chapitre 7 du livre 11 – c’est-à-dire du livre K. Aussi R. Caillois écrit-il en note de son édition (Pléiade, Gallimard) : « cf. Aristote, Métaphysique ?, 7,1072 b 15-30. Dieu y est dit : ‘‘ Un Vivant éternel parfait ’’(c’est le livre XII et non XI de la Métaphysique) ». Autrement dit, Spinoza, à la manière d’un mauvais étudiant peu précautionneux qui ne vérifierait pas ses sources, aurait commis une erreur grossière qui apporterait la preuve fâcheuse qu’il n’aurait pas lu directement l’argumentation du Stagirite et qui laisserait entendre que tout en feignant de connaître Aristote il ne se référerait à ses œuvres que par ouï-dire, à travers des commentaires eux-mêmes imprécis. C’est ce qu’estime C. Appuhn lorsqu’il écrit en note de son édition qu’ « il [lui] paraît assez vraisemblable que Spinoza n’avait pas lu lui-même le chapitre de la Métaphysique d’Aristote auquel il renvoie (...) Aristote en cet endroit ne veut pas définir la vie » et Caillois de confirmer dans la note suivant celle déjà citée : « le développement d’Aristote dans la Métaphysique n’a rien à voir avec la question telle que la pose Spinoza. Peut-être Spinoza n’a-t-il lu les textes que dans des adaptations scolastiques ». Nous voulons ici nous porter en faux contre ces conjectures et prouver que Spinoza a bien lu au moins cet extrait dans le texte d’Aristote, de manière à régler le malentendu. D’abord, il est clair qu’Aristote en Méta., ?, 7,1072 b 26-30 définit bien la vie non pas dans la formule : « Dieu est un vivant éternel parfait » (1072 b 28) mais dans celle qui la précède : « l’opération de l’intellect est vie, et Dieu est cet acte même » (1072 b 26). Mais cela ne suffit évidemment pas pour attester du caractère direct de la lecture que Spinoza fit d’Aristote. Il faut par conséquent se rapporter à l’édition dont nous avons considéré qu’elle devait être celle effectivement possédée par Spinoza, le moment étant venu de prouver ce qui ne serait sinon qu’une hypothèse par défaut. Si nous nous reportons aux lignes 14 à 20 de la page 467 du tome 3 (volume II), qui traduisent le livre XII, nous trouvons le texte : « Quare istud magis quàm illud, est id divinum quod intellectus videtur habere, & speculatio optimum & maximè delectabile est. Si igitur ita bene se habet deus semper, ut nos aliquando, admirabile est : quod si magis, adhuc admirabilius est, at ita se habet. Caeterum, vita quoque profecto inexistit : siquidem intellectus operatio vita est, ille verò est actus : actus verò per se illius vita optima & perpetua est. Dicimus itaque deum sempiternum optimumque vivens esse. Quare vita & aevum continuum & aeternum deo inest : hoc enim est deus » (nous soulignons). Le fait que la citation soit tout à fait exacte, nous le constatons, tend à faire penser que l’édition supposée est la bonne. Mais pourquoi, dans ces conditions, Spinoza commettrait-il l’erreur de citer le livre K (XI) et non pas le livre ? (XII), comme Caillois l’a remarqué ? C’est précisément cette erreur, riche d’enseignements, qui nous apporte la preuve confirmant l’hypothèse de Freudenthal sur ladite édition, car cette erreur est en fait imputable... à l’édition elle-même, Spinoza n’ayant fait que la reproduire par inadvertance : l’en-tête de la page 467 indique en effet METAPHYSICORUM LIB. XI. alors qu’il s’agit pourtant bien du livre XII. En fait, les en-têtes oublient le livre XII en passant directement de METAPHYSICORUM LIB. XI. (pour les livres XI et XII) à METAPHYSICORUM LIB. XIII. (pour le livre XIII). Spinoza se contenta, si l’on peut dire, de recopier la coquille sans en être l’auteur : voilà d’une part le caractère énigmatique de cette référence éclairci, et d’autre part les doutes concernant l’édition d’Aristote que possédait Spinoza définitivement levés […].


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Biblioteca Civica Bertoliana (Vicenza) Ed.: Aristoteles, Aristotelis Stagiritae... Opera, quae in hunc usque diem extant omnia, Latinitate partim antea, partim nunc primum a viris doctissimis donata, et Graecum ad exemplar diligenter recognita. Omnes in tres tomos digesta. Accesserunt in singulos libros argumenta, nunc primum ex optimis Graecorum commentariis in Latinam linguam conversa, et suis quaeque locis apposita. Item supra censuram Io. Ludovici Vivis Valentini de libris Aristotelicis, et Philippi Melanchthonis commentationem doctissimam..., Basileae, ex officina Ioan. Oporini, 1548; 3 voll.; (XX, 211; VI, 667; VI, 555, CXXXI pp.); fol.
Biblioteca Civica di Fossano (Fossano - CN) Ed.: Aristoteles, Aristotelis Stagiritae... Opera, quae in hunc usque diem extant omnia, Latinitate partim antea, partim nunc primum a viris doctissimis donata, et Graecum ad exemplar diligenter recognita. Omnes in tres tomos digesta. Accesserunt in singulos libros argumenta, nunc primum ex optimis Graecorum commentariis in Latinam linguam conversa, et suis quaeque locis apposita. Item supra censuram Io. Ludovici Vivis Valentini de libris Aristotelicis, et Philippi Melanchthonis commentationem doctissimam..., Basileae, ex officina Ioan. Oporini, 1548; 3 voll.; (XX, 211; VI, 667; VI, 555, CXXXI pp.); fol. La Biblioteca Civica di Fossano, in cui è conservata l'opera, non ha un sito web; il suo indirizzo fisico è: Piazza Castello 33, 12045, Fossano (CN).
Biblioteca Comunale Paroniana (Rieti) Ed.: Aristoteles, Aristotelis Stagiritae... Opera, quae in hunc usque diem extant omnia, Latinitate partim antea, partim nunc primum a viris doctissimis donata, et Graecum ad exemplar diligenter recognita. Omnes in tres tomos digesta. Accesserunt in singulos libros argumenta, nunc primum ex optimis Graecorum commentariis in Latinam linguam conversa, et suis quaeque locis apposita. Item supra censuram Io. Ludovici Vivis Valentini de libris Aristotelicis, et Philippi Melanchthonis commentationem doctissimam..., Basileae, ex officina Ioan. Oporini, 1548; 3 voll.; (XX, 211; VI, 667; VI, 555, CXXXI pp.); fol.
Biblioteca Comunale Planettiana (Jesi - AN) Ed.: Aristoteles, Aristotelis Stagiritae... Opera, quae in hunc usque diem extant omnia, Latinitate partim antea, partim nunc primum a viris doctissimis donata, et Graecum ad exemplar diligenter recognita. Omnes in tres tomos digesta. Accesserunt in singulos libros argumenta, nunc primum ex optimis Graecorum commentariis in Latinam linguam conversa, et suis quaeque locis apposita. Item supra censuram Io. Ludovici Vivis Valentini de libris Aristotelicis, et Philippi Melanchthonis commentationem doctissimam..., Basileae, ex officina Ioan. Oporini, 1548; 3 voll.; (XX, 211; VI, 667; VI, 555, CXXXI pp.); fol.
Biblioteca Estense Universitaria (Modena) Ed.: Aristoteles, Aristotelis Stagiritae... Opera, quae in hunc usque diem extant omnia, Latinitate partim antea, partim nunc primum a viris doctissimis donata, et Graecum ad exemplar diligenter recognita. Omnes in tres tomos digesta. Accesserunt in singulos libros argumenta, nunc primum ex optimis Graecorum commentariis in Latinam linguam conversa, et suis quaeque locis apposita. Item supra censuram Io. Ludovici Vivis Valentini de libris Aristotelicis, et Philippi Melanchthonis commentationem doctissimam..., Basileae, ex officina Ioan. Oporini, 1548; 3 voll.; (XX, 211; VI, 667; VI, 555, CXXXI pp.); fol.
Biblioteca del Seminario Vescovile (Carpi - MO) Ed.: Aristoteles, Aristotelis Stagiritae... Opera, quae in hunc usque diem extant omnia, Latinitate partim antea, partim nunc primum a viris doctissimis donata, et Graecum ad exemplar diligenter recognita. Omnes in tres tomos digesta. Accesserunt in singulos libros argumenta, nunc primum ex optimis Graecorum commentariis in Latinam linguam conversa, et suis quaeque locis apposita. Item supra censuram Io. Ludovici Vivis Valentini de libris Aristotelicis, et Philippi Melanchthonis commentationem doctissimam..., Basileae, ex officina Ioan. Oporini, 1548; 3 voll.; (XX, 211; VI, 667; VI, 555, CXXXI pp.); fol. La Biblioteca del Seminario Vescovile di Carpi, in cui è conservata l'opera, non ha un sito web; il suo indirizzo fisico è: Corso M. Fanti 44, 41012 Carpi (MO).
Biblioteca del Seminario Vescovile Maggiore (Parma) Ed.: Aristoteles, Aristotelis Stagiritae... Opera, quae in hunc usque diem extant omnia, Latinitate partim antea, partim nunc primum a viris doctissimis donata, et Graecum ad exemplar diligenter recognita. Omnes in tres tomos digesta. Accesserunt in singulos libros argumenta, nunc primum ex optimis Graecorum commentariis in Latinam linguam conversa, et suis quaeque locis apposita. Item supra censuram Io. Ludovici Vivis Valentini de libris Aristotelicis, et Philippi Melanchthonis commentationem doctissimam..., Basileae, ex officina Ioan. Oporini, 1548; 3 voll.; (XX, 211; VI, 667; VI, 555, CXXXI pp.); fol. La Biblioteca del Seminario Vescovile Maggiore, in cui è conservata l'opera, non ha un sito web; il suo indirizzo fisico è: Via cardinal Ferrari 1, 43100 Parma.
Biblioteca dell'Accademia Lancisiana (Roma) Ed.: Aristoteles, Aristotelis Stagiritae... Opera, quae in hunc usque diem extant omnia, Latinitate partim antea, partim nunc primum a viris doctissimis donata, et Graecum ad exemplar diligenter recognita. Omnes in tres tomos digesta. Accesserunt in singulos libros argumenta, nunc primum ex optimis Graecorum commentariis in Latinam linguam conversa, et suis quaeque locis apposita. Item supra censuram Io. Ludovici Vivis Valentini de libris Aristotelicis, et Philippi Melanchthonis commentationem doctissimam..., Basileae, ex officina Ioan. Oporini, 1548; 3 voll.; (XX, 211; VI, 667; VI, 555, CXXXI pp.); fol.

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